direction

Biblio














La nuit est le jour

Recueil, 2007
En consultation libre

http://catieau.free.fr/












Projection
Roman 2008
Samedi 13 juin 2009
 

Sujet sensible,

Mauvaises analyses,

Résultats pessimistes,

Rapports compliqués...

 

Électrocardiogramme à plat,

Tracé nul de l'encéphalogramme,

Tu es mon AVC,

Ma perte de conscience,

Mon attaque cérébrale.

 

Sujets à risque,

Examens difficiles,

Diagnostique non prononcé,

Traitement vain...

 

Électrocardiogramme sans tracé,

Ligne droite de l'encéphalogramme,

Tu es mon AVC,

Mon aphasie sensitive,

Mon traumatisme crânien.

 

Par Styx - Publié dans : poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009

 

L’idée de servir de faire valoir ne me posait pas vraiment de problème, à partir du moment où je le savais et que je maîtrisais la situation. Je m’étais fait beau. Chemise parfaitement repassée, pantalon à pince, veste cintrée. Noir, tout en noir. Le noir n’est pas une couleur, tu me disais, je me souviens. Mes mocassins brillaient tellement que j’aurais pu me voir dedans. On me regardait. J’étais chic. Les cheveux en arrière, parfaitement gominés. Le sourire trente-deux dents en constante représentation. Je tournais autour de toi avec parcimonie, histoire de montrer que nous étions ensemble, que tu étais avec moi, à moi. J’écoutais les autres, me rendais disponible pour eux, sans te perdre du regard. Je rentrais donc dans ton jeu, je donnais ce qu’il y avait à donner. Le meilleur. Il fallait gagner.

Je pense que n’importe qui à cette soirée n’aurait pu envisager ce que je te réservais. Même pas toi. Il s’agissait bien de notre ultime sortie publique, je te le confirmerai à l’aube, entre deux dernières coupes de champagne. La dernière bataille que nous menions. La toute dernière.

Nous nous étions rencontrés dans une soirée comme celle-ci huit ans auparavant. Le coup de foudre comme on le nomme. Ou du moins, ça y ressemblait fortement. Huit ans déjà. Trois de trop. J’aurais dû te quitter quand j’ai cessé de t’aimer. Tu connais l’histoire. La faiblesse, le confort, la sécurité…Mélange toxique qui paralyse toute action. Je suis resté pour de mauvaises raisons. Peu importe après tout. C'est du passé. Je ne regrette rien.

Ce soir, j’allais commettre l’irréparable. Foutre en l’air une partie de ma vie. Détruire cette image d'un couple parfait. J’avais répété face au miroir mon petit discours « je ne t’aime plus, bla bla bla bla ». Tu connais la suite. Tout briser en une fraction de seconde. Plus jamais tu me regarderas comme tu es en train de me regarder. C’est ainsi. D’autant plus que je ne vais pas te ménager. Tu vas en prendre plein la tête. Adieu ton air suffisant, ta si grande certitude. J’allais te démolir comme un bulldozer dans une cité fantôme.

Toi si belle. Toi si consciente de ta beauté. De cette jeunesse qui commençait à s’effriter. Doucement, sûrement. Qui d’autre que moi savait que tu commençais à avoir des cheveux blancs ? Qui d’autres que moi savaient que tu cachais tes premières rides à coup de maquillage ? Personne. Le prochain qui prendra ma succession en fera les frais. De ce narcissisme, de cet orgueil qui font que nous avons gagné à chaque fois, que nous allons nous séparer.

Je serai vite remplacé, je le sais. Dans le milieu que nous fréquentons, on reste rarement seul. Tu te feras violence. Tu en prendras un plus riche, plus beau encore. Et tu auras raison ! La solitude est un poison. Et puis, entre nous, tu gagneras aux changes... Je vieillis mal. Tu ne cesses de me le faire remarquer.

Tchin-tchin. Je porte un toast. Si avec ça, tu ne gagnes pas, je n'y comprends rien. Je fatigue, tu sais que je n'aime pas les mondanités. Je me penche vers le balcon. J'ai besoin d'air. J'expire. J'inspire. Je suis là, je suis las. J'ai envie de gerber. J'ai envie que tout s'arrête. Il me faut encore patienter. Attendre l'heure fatidique. L'heure ou les minutes. Ça sera court. Tu verras.

Par Styx - Publié dans : recueil de nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 23 mai 2009
 

Lancement du projet « Les Matrones ». Je réalise une série de court-métrage d'après des nouvelles que j'ai écrites. Elle traite de la sexualité de femmes d'un âge avancé. Nous avons réalisé un premier épisode fin avril, deux autres sont prévus à la mi-juin. Équipe réduite, dispositif parfaitement cadré, c'est un projet à la fois passionnant, et personnel. Je prends plaisir à diriger. Auto-produit, avec peu de moyen, avec une totale liberté. Il faudra du temps pour tous les réaliser et les monter. Peut-être jusqu'à la fin 2009...Je veux bien faire, et ne pas bâcler les choses.

J'ai proposé parallèlement « à nos âges » à 5 festivals. J'attends les retours. Je sais qu'une sélection dépend de beaucoup de facteurs que l'on ne maîtrise pas. Un coup coeur, par exemple. Je le mettrais tôt ou tard sur le net. Vous pourrez le voir.

Entre temps, je compte retravailler la fin de mon deuxième opus « Les Paradoxes Urbains » qui s'est considérablement amélioré depuis le premier jet, et peaufiner ma pièce de théâtre au titre provisoire de « Seuls avec elle ». Il semblerait qu'il y ait un non sens dans l'histoire, ou du moins une mauvaise compréhension des rapports entre les deux protagonistes. Je dois rectifier le tir.

« Les rendez-vous » sont achevés, j'aurais voulu photographier deux personnes qui comptent dans ma vie. Mais elles ne sont pas dans mon quotidien. Il faut donc accepter de ne pas pouvoir le faire. Ce projet est un instant de ma vie, sincère.


Certaines rencontres sont marquantes. Je n'oublierai jamais celle avec Laurent Terzieff. Un moment unique dans ma vie.
Par Styx - Publié dans : news
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus