Vagues et vagues reviennent sur une plage,
Infinie,
Effacent les sévices sur un sable,
Gris,
Il croyait qu'elle pouvait l'aimer,
Il aurait aimé être aimé,
Le vent soufflait sur son visage.
Marche, ne te retourne pas, vers une eau,
Agitée,
Marche, sans interrompre les foulées,
Multiples,
Viens, ton silence est ma puissance,
L'embrun qui se pose sur tes lèvres.
Nuages et nuages défilent sur un ciel,
Interminable,
Rayent tout espoir d'une éclaircie,
Parme,
Il s'éloignait pour mieux la retrouver,
Il se voyait en elle,
L'enfant pleurait sa mère.
Viens, soustrait-toi, de ce rivage
Linéaire,
Viens, avec l'urgence des moments,
Rares,
Marche, ton imaginaire est ma raison,
La houle qui se glisse sur tes larmes.
Vent et vent effondrent les édifices d'un château,
Décrépit,
Condamne la possibilité de nudité,
Nacrée,
Il se baignait pour se purifier,
Il pénétrait en elle,
La douleur s'effritait au contact.
Nage, éloigne-toi de ce littoral bien trop,
Terrestre,
Nage, sans la nuisance de tes congénères,
Miséricordieux,
Brasse, ta fatigue est mon leitmotiv,
La marée qui s'infiltre dans ton organisme.
Courant et courant font chavirer le radeau,
Fantôme,
Élimine tout possibilité de retour,
Éventuel,
Il s'interrompait parce que lassitude,
Il s'imprégnait d'elle,
L'histoire ne disait pas tout.


