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La nuit est le jour

Recueil, 2007
En consultation libre

http://catieau.free.fr/












Projection
Roman 2008
Jeudi 24 septembre 2009
 

J'ai pris deux trois cachets pour oublier,

J'ai avalé un doigt de whisky,

Fumé la moitié d'une cigarette :

 

Suis une personne raisonnable,

Qui fait attention à sa santé,

Préoccupé par ce que sera son futur,

Veux vieillir dans les meilleures conditions :

 

Malgré ce putain de quotidien,

Les personnes qui me crachent aux visages,

Les labyrinthes d'emmerdes à régler,

Les douleurs tout au fond de ma gorge :

 

J'ai pris quatre cinq cachets pour dormir,

J'ai bu deux pintes de bière,

Roulé un petit pétard sorti du tiroir :

 

Suis un garçon responsable,

Qui fait attention à sa consommation,

Très soucieux de son évolution,

Veux participer au développement durable :

 

Malgré ces salopes de journées,

Les incivilités qui violentent mon karma,

Les montagnes de factures à payer,

Les manques au fil du coeur :

 

J'ai pris sept à hui cachets pour continuer,

J'ai sniffé des kilomètres de lignes...

Par Styx - Publié dans : poèmes
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Mardi 22 septembre 2009

 

 

Tu as le coeur sec.

Tu le sais mieux que n'importe qui.

Toi, tu ne colles pas,

La sève ne coule pas dans les nervures.

Tu le sens,

Tu n'es pas fait pour les grandes émotions.

Pas pour les sentiments tout court.

Incapable de donner de l'amour,

D'en recevoir.

Tu vis en champ clos.

De là-bas, tu ne comprends pas les floraisons,

La feuille au pied de l'arbre, c'est toi.

Au gré du vent, tu oscilles.
La fragilité du limbe.

Il faut remonter à loin pour comprendre ce que tu es devenu.

La genèse bien entendu, mais pas que là.

Les cassures, les fêlures, les brindilles brisées.

Ils connaissent la chanson.

Pour toi, ce fut à répétition, aucune excuse.

Lutter contre la moisissure, celle qui revient à chaque fois.

L'automne finit toujours par sévir.

Peu savent que tu es déjà enterré.

Tu t'en sors pas trop mal.

Tomber amoureux d'un coeur sec est un voyage dans le désert.

Un enfant que l'on porte dans son ventre mais qui n'est pas de soi

Un coeur sec ne se guérit pas, il s'éteint au fil des jours.

Par Styx - Publié dans : poèmes
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Lundi 7 septembre 2009
 

Rouler les fenêtres ouvertes, sur une route montagneuse,

Se perdre dans les virages, franchir des lignes blanches,

Se crisper à chaque dépassements, tout pourrait s'arrêter là,

Voler en éclat, dans un précipice, finir avec toi.

 

Sur une route sinueuse, rouler les fenêtres ouvertes,

A la vitesse s'invite l'air, toujours plus d'air,

Dans tes cheveux, mes doigts qui s'entremêlent,

Profiter du paysage, traverser les pinèdes, les villages,

Radiation solaire,

Tout pourrait s'embraser, là, voler en poussière, là.

 

Rouler toujours tout droit, les fenêtres ouvertes,

Se diriger vers ce quoi nous sommes entourer,

L'expectative d'un liquide amniotique, d'une renaissance,

Ivresse de fin de matinée, prendre le temps de contempler,

Mettre un peu de musique, mauvaise captation des radios,

Je te fredonne une chanson, tu connais mes fausses notes,

Au présent, ensemble, nous sommes encore vivants...

Par Styx - Publié dans : poèmes
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