Jeudi 3 avril 2008
 

Ne retire pas ton manteau, non, ne le déboutonne pas,

Ne te déchausse pas,

Nous sortons !

Grise mine,

J'ai besoin d'oxygène, respirer une autre ère,

Ne tardons pas, la nuit se fait pressante,

Je veux profiter des derniers rayons,

Dans l'escalier, accélérons la cadence,

Ton souffle est court, tu crains l'arrêt cardiaque ?

Fuyons !

Le pessimisme des dernières semaines,

Les angoisses qui nous tyrannisent,

Les questions, les non réponses.

Dans la cour, tu m'étudies,

Oui, je vais bien...merci,

Ça t'étonne ?

Avançons !

Ce qui compte est sous le rythme des pas,

Cette dynamique,

Dans la vieille ville, nous puiserons ce que nous recherchons...

Je veux t'emmener vers les quais,

N'imagine pas que je souhaite nous suicider...

Je choisis le chemin,

Sourires au bout de tes lèvres,

Tu te moques ?

Excitations des mouvements,

Je suis impatient,

et toi, beaucoup trop calme...

Que pouvons-nous attendre ?

Une inspiration ?

A défaut d'autres choses...

Réverbérations des ondes, klaxons,

Paris offre autant qu'elle ne reprend,

Ne l'oublie pas,

Il faut avoir les reins solides pour cette garce,

Tout se mérite...

Le long de la rue, nous nous frayons un chemin,

Zigzags,

Tu prends ma main,

Comme si tu avais peur que je ne parte,

Ailleurs...

Bousculades, si seuls dans la foule,

Ne pense pas à un autre itinéraire,

L'eau n'est pas si loin,

Entre les pierres,

Ce sera sous le couché,

Courons !

par Styx publié dans : poèmes

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