
Fais-moi des oeufs brouillés,
Puisque tu t'es invité ce matin,
Toi, le conifère de mes hivers,
Le tilleul de ma pergola,
Lierre enlacé, emmêlé dans mes plus profondes pensées,
Le jardin se remet des mois sans soleil,
Allons nous y promener un instant avant de petit-déjeuner,
Tu es un peu comme lui,
Triste et beau à la fois,
Rassurant et inquiétant en même temps,
Figure pittoresque d'un abandon souhaité,
Où la nature a repris ses droits,
Puisque tu ne m'écoutes pas,
Que tes yeux se perdent à chaque pas,
Allons-les goûter tes oeufs,
Ils refroidissent déjà...